La France est la
première destination touristique mondiale et cela depuis plus de dix ans. En
2001, elle a attiré 76,5 millions de visiteurs, soit 1,5 million de plus qu'en
2000. De par ses offres et ses infrastructures, elle représente un modèle
reconnu quant à la qualité de son tourisme et de son organisation
institutionnelle. Forte de la place qu'elle occupe dans ce domaine, la France se
doit de jouer un rôle moteur dans le développement et la coopération
touristique ; en effet, cette notoriété lui confère une responsabilité
importante et une légitimité croissante quant au devenir du tourisme.
Depuis plusieurs années, les activités liées au tourisme ont donc eu pour
effet d'attirer de plus en plus de jeunes. Secteur en vogue, largement
médiatisé, celui-ci a bénéficié d'un engouement certain, les formations se
sont démultipliés, la nature des emplois s'est diversifiée. Le tourisme en
période faste et moins faste était jusqu'alors capable d'absorber une large
partie des diplômés du secteur.
A l'heure actuelle
on ne peut plus ignorer les graves crises qui touchent le secteur du tourisme.
Il s'agit d'un moment charnière. Le tourisme évolue, se transforme, et est en
proie à de profondes mutations. Nombre de secteurs et de professions
touristiques, semblent évoluer dans une phase de ralentissement, celle-ci
étant bien évidemment liée aux conséquences des événements du 11 septembre
2001, et cela tant sur le plan mondial que national.
Face à cette crise il apparaît nécessaire de partir à la reconquête d'une
confiance perdue et d'une solidarité internationale frileuse, de donner une
impulsion au secteur tant au niveau des transports qu'au niveau des emplois.
Le tourisme étant de plus en plus un domaine partagé, transversal et
partenarial, les conséquences n'en ont été que pires. Touchant les
entreprises du tourisme (agence de voyages ) la crise a également touché les
entreprises y étant liées (compagnies aériennes ) ; dès lors, il s'agit
d'un secteur touristique élargit qui subit le poids et les conséquences des
attentats du 11 septembre 2001.
En France, toutefois, il apparaît important de noter que le tourisme français
a relativement bien résisté à la crise et qu'il semble qu'une amélioration
se fasse sentir. En effet, si le gros du secteur privé du tourisme incite les
français à quitter le territoire, (lui permettant ainsi, de maintenir ses
emplois et de "dégeler ses plans d'embauche), le secteur public quant à
lui s'évertue à encore et toujours à attirer le touriste étranger, restant
à ce jour le plus important créateur d'emplois du secteur.