Le chef de projet informatique exerce
chez un éditeur de logiciel, dans une SSII ou au sein d'une entreprise
utilisatrice.
Dans le premier cas, il pilote les phases
successives de la mise au point pour les différentes versions d'un
progiciel.
Dans les autres cas, sa mission consiste à
gérer des équipes et des ressources informatiques sans jamais perdre de
vue les éléments fondamentaux de l'architecture fonctionnelle et technique
définie dans le schéma directeur de l'entreprise. Dans une SSII, le rôle
du chef de projet est d’animer une équipe de concepteurs et de
réalisateurs. Dans une entreprise utilisatrice, il appartient en général
au département études où il exerce des responsabilités dans son domaine
applicatif de spécialisation.
Avec la généralisation des progiciels (ERP) à
intégrer, le pilotage de projets de développement de logiciels spécifiques se
fait de plus en plus rare. Le chef de projet informatique doit maintenant le
plus souvent veiller à ce que des logiciels standards
prêts à l'emploi s'intègrent parfaitement au système d'information existant
et conseiller, former, et assister les utilisateurs. De
même, la composante Internet étant devenue incontournable, les chefs de projet
sont de plus en plus amenés à prendre en charge des projets où interviennent
des éléments humains et techniques extérieurs à l'entreprise.
Outre le pilotage d’équipes, le strict respect du cahier
des charges et des délais revient au chef de projet. Dans
tous les cas, il veille en permanence à la sécurité informatique.
Formation
:
Ce type de poste s’adresse à des
informaticiens de formation : ingénieurs en informatique, mais aussi diplômés
de l'enseignement supérieur de niveau Bac + 4/+ 5. Une expérience
professionnelle de plusieurs années (quatre à cinq ans minimum) leur ayant
permis de développer des compétences dans la conduite de projet et le
management d'équipe est exigée par les recruteurs. Un chef de projet
informatique doit également détenir une compétence technique spécifique, et
connaître un ou plusieurs domaines fonctionnels (gestion commerciale,
ressources humaines, finances...).
Qualités
requises :
Les qualités demandées pour cette fonction
sont le goût de la communication et du travail en équipe (le relationnel est
un aspect central du poste de chef de projet informatique), la rigueur, l’autonomie,
et l’initiative.
Rattaché au chef de projet, l'analyste-programmeur intervient au
niveau du projet pour analyser et développer, ou bien améliorer des
applications informatiques. En se basant sur l'analyse fonctionnelle du projet
(à laquelle il a parfois participé), il effectue l'analyse organique de
l'application grâce à un dossier technique détaillant le processus de
réalisation de cette application. Vient ensuite l’écriture des programmes
informatiques nécessaires à la réalisation du projet, qui se réduit
maintenant, avec l’utilisation de plus en plus fréquente de progiciels, à
des retouches pour adapter ces logiciels standards.
L'analyste-programmeur conçoit des programmes de tests et participe aux essais
et au lancement des applications. Il rédige des notices techniques
d'installation et des guides pour les utilisateurs. Il réalise aussi
l'information, voire la formation des utilisateurs, et assure la maintenance des
applications. Même si les nouveaux outils de développement font évoluer ce
poste vers plus d’analyse et moins de programmation, l’aspect technique du
métier reste prédominant.
Formation
:
Ce poste constitue souvent la porte d’entrée des métiers du
développement de logiciels, car une expérience professionnelle dans la
fonction n’est pas toujours exigée. Les entreprises recherchent la plupart du
temps des diplômés en informatique de niveau Bac + 4 / + 5, mais des
diplômés de niveau Bac + 2 (type DUT ou BTS Informatique) sont souvent
demandés.
Qualités
requises :
L’autonomie, la rigueur et la capacité d’adaptation sont les
principales qualités de l’analyste programmateur.
Salaire
:
Le salaire moyen des analystes-programmeurs est de 234 000 F par
an.
Souvent intégré à une équipe de projet pluridisciplinaire,
l'ingénieur développement définit les spécifications fonctionnelles d'une
application informatique (logiciels d'applications) après l’élaboration du
cahier des charges. Après avoir choisi les progiciels et le langage les mieux
adaptés, il conçoit une architecture logicielle. Il peut aussi intervenir sur
des applications existantes en maintenance préventive, curative et évolutive
ou sur le développement de périphériques informatiques. L’ingénieur
développement programme et élabore des protocoles de tests, puis les met en
œuvre sur l'application constituée. Enfin, il réalise la documentation
technique destinée aux utilisateurs et assure leur formation.
Formation
:
Il doit maîtriser les méthodes, les normes et les outils de
développement, les architectures d'applications et les langages informatiques.
Il doit pouvoir assurer l'intégration de matériels, de logiciels et de
systèmes, et maîtriser l’administration des bases de données. Des
compétences relatives aux normes et aux procédures de sécurité en
informatique et télécommunications peuvent être exigées. L’ingénieur
développement est un cadre de haut niveau (Bac+5), qui possède une formation d’ingénieur
informatique ou électronique.
Qualités
requises :
La rigueur, le sens de la méthode et de la communication sont
des qualités essentielles pour accéder à ce poste.
Salaire
:
Le salaire moyen d’un ingénieur développement s’élève à
270 000 F.
Son rôle est d’offrir des solutions web adaptées aux besoins
de ses clients. Il scénarise et organise pour cela le contenu du site,
construit son architecture technique, créée les animations
visuelles et sonores qu’il souhaite intégrer au site web…
En réalité, selon la taille de l’entreprise,
le contenu de ce poste varie énormément :
Les start-up et les PME rechercheront
plutôt des personnes polyvalentes, qui prendront en charge un maximum d’aspects
de la conception du site (cahier des charges, réalisation graphique,
architecture technique, et parfois intégration au système d'information,
marketing, référencement, mise en exploitation, etc).
Dans les sociétés de plus grande taille,
chacun de ces aspects est attribué à un spécialiste : il n’y a pas
réellement de concepteur de site web, on fait appel à des consultant, des
architectes, des web designers et marketeurs.
Enfin, dans les SSII ou chez les “web
architects”, le concepteur de sites Web fait partie d'une équipe
pluridisciplinaire (consultant, graphiste, marketeur ou informaticien) qui
travaille simultanément sur différents projets.
Formation
:
Pour accéder à ce poste, les formations sont
variées : de Bac + 2 à Bac +5, école d'ingénieur informatique et télécoms,
école de commerce, marketing, multimédia, PAO, communication ou encore arts
graphiques…
Qualités
requises :
Le concepteur de sites web doit bien évidemment posséder une
solide culture informatique et maîtriser les langages HTML, DHTML, Java,
Javascript, SQL, C/C++, les principaux outils graphiques (Adobe Photoshop,
Flash, Illustrator, Frontpage…). Pour ce qui est du développement, la
connaissance de IIS/ASP, OAS, JBuilder, JDevelopper,
WebDB, ainsi que des notions de ERP, CRM sont nécessaires. Il faut surtout
faire preuve de créativité, d’organisation et aimer le travail en équipe.
Salaire
:
Le salaire moyen d’un concepteur de sites web
est actuellement de 225 000 F, mais la professionnalisation de ce métier
devrait faire rapidement évoluer cette moyenne.