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Santé
du secteur
87%
des Français sillonnent les rayons des grandes surfaces chaque semaine, et le
commerce électronique n'y change rien pour l'instant. La volonté de
centraliser les approvisionnements, de rationaliser les parcs de magasins,
d'unifier les systèmes d'information, et de profiter de l'arrivée de l'euro
accélère le mouvement de concentration et d'internationalisation déjà bien
amorcé dans le secteur de la grande distribution.
Entamée avec la reprise de
Mammouth par Auchan en 1996, la valse des regroupements d'enseignes a continué
avec le rachat de Prisunic par Monoprix (groupe Galeries Lafayette) en 1997 et
l'absorption des Comptoirs Modernes par Carrefour (1998), tandis que Leclerc et
Système U mettaient en place des accords de coopération. En 1999, c'est
Carrefour et Promodès qui fusionnaient leurs activités, accédant ainsi au
deuxième rang mondial de la grande distribution derrière l'Américain Wal-Mart.
Parallèlement, les grands de la distribution ont conquis une bonne partie du
commerce de détail spécialisé au cours des années 90, y compris en centre
ville. Cela est notamment dû à la baisse des prix des fonds de commerce et aux
nouvelles contraintes juridiques concernant l'urbanisme commercial en
périphérie. Le rachat de Séphora par LVMH ou celui de Creeks, Caroll et
Kookaï par André illustrent bien ce phénomène. Inutile de dire que seuls les
plus dynamiques et originaux des magasins indépendants ont pu résister à ces
offensives...
Évolutions
récentes :
Les tendances marquantes de la grande distribution ces
dernières années sont le regroupement des centrales d'achat et
l'informatisation des circuits de distribution. Ces deux phénomènes ont
provoqué une centralisation des décisions et ont transformé le contenu de
nombreux métiers:
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D’une part, le regroupement des centrales d'achat, effectué dans un souci
d'économie (pour pouvoir peser plus lourd lors des négociations des conditions
d'achat), restreint l'autonomie des magasins dont la marge de choix se réduit
à quelques fournisseurs régionaux ;
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D’autre part, l'informatisation du réseau de distribution permet de savoir ce
qui se passe sur les zones de chalandises mais aussi de suivre les comportements
de la clientèle, tout cela dans le but d'ajuster l'offre (commandes, stocks,
prix, actions commerciales...) à la demande.
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Enfin, avec l'informatique, les tâches de gestion qui incombaient jusqu'alors
aux cadres sont en partie prises en charge par les services centraux. C'est
pourquoi la mission du cadre - chef de rayon, de département ou responsable de
magasin - a été vidée d'une partie de ses responsabilités et qu'elle est de
plus en plus tournée vers l'animation des équipes et l'accueil des clients sur
le lieu de vente.
Une autre évolution marquante réside dans le développement
d'enseignes spécialisées (beauté, bricolage, micro-informatique...), et dans
l'ouverture massive des linéaires à des produits porteurs (multimédia,
téléphonie mobile, parfumerie, bijouterie, voyages ou encore produits
financiers), qui impliquent pour les cadres une parfaite connaissance des
produits qu'ils ont à vendre, mais aussi l'apparition de nouveaux métiers au
sein des enseignes généralistes (nouvelles opportunités pour les opticiens,
les pharmaciens...).
La
grande distribution à l'heure d'Internet
Les grands réseaux de vente par correspondance ont été
très affectés par la crise du marché de l'habillement, qui les a incités à
diversifier leurs catalogues (équipement de la maison, produits de beauté), à
racheter des sociétés sur des niches spécialisées (dans les produits de
grande consommation tout comme sur le segment business to business).
Mais la montée en puissance d'Internet et du multimédia
entraîne de profonds bouleversements sur le marché de la vente à distance:
refonte totale de la conception des catalogues et des méthodes de vente, mise
en place de portails de vente sur internet par les enseignes généralistes qui
mène au développement de nouveaux métiers (chefs de projet, webmasters et
autres netsurfers chargés de concevoir, animer ou encore repérer les sites les
plus intéressants...)
La grande distribution en chiffres :
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Fin 1999 : 1 100 hypermarchés et 8 000 supermarchés en France
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Plus de 975 milliards de francs de chiffre d'affaires annuel
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50 % des salariés du secteur travaillent en hypermarché
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60 % des effectifs a moins de 35 ans
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60 % des effectifs sont des femmes
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Plus de 1000 jeunes sont accueillis chaque année dans les entreprises du
secteur en contrat d'apprentissage ou de qualification
Les
perspectives d’emploi
À la FCD (Fédération des entreprises de
commerce et de distribution), tout le monde se montre optimiste : les
possibilités d'emplois pour les jeunes diplômés devraient continuer à
augmenter dans les années à venir. Déjà, au cours de l'année 2000, les
grandes entreprises de distribution ont massivement recruté sur tout le
territoire français: Casino a ainsi accueilli 750 nouvelles recrues dans ses
rangs, dont 250 diplômés de niveau bac + 4 /5. De son côté, Carrefour a
embauché près de 150 jeunes diplômés, et Leroy-Merlin en recherchait 120.
Face à une concurrence exacerbée, le niveau de recrutement
s'est élevé dans le secteur. Le niveau bac+2 est devenu indispensable pour
tous les postes d'encadrement. Cependant, beaucoup de jeunes diplômés boudent
le secteur de la grande distribution, alors que les places sont nombreuses, en
particulier dans la fonction
commerciale (en savoir plus sur cette fonction). Celle-ci est en effet très
souvent le point de passage obligé pour accéder à d'autres fonctions de
l'entreprise.
L'internationalisation des entreprises du secteur permet de
nombreuses opportunités de carrière à l'étranger, et entraîne le
développement de postes nécessitant un bac+4 minimum tels : chef de projet
international, chargé de démarrer les implantations à l'étranger ou encore,
contrôleur de gestion international.

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