L.R : Quels
sont les avantages de l'intérim ?
P.F : Du point de vue de l'entreprise, cela va
de soi : c'est apporter une souplesse dont elle a besoin mais ce qui est plus
intéressant c'est de regarder le point de vue du candidat qui vient nous voir.
Quel est l'intérêt pour lui de venir nous voir ?
Je crois qu'il va trouver chez nous la possibilité de se former, la possibilité
de multiplier les expériences, d'utiliser ses compétences de la meilleure façon
possible, il va trouver la possibilité de gérer son temps, pour ceux pour
lesquels c'est un critère : pour les candidats les plus jeunes, ce n'est pas
neutre.
Cela devient un peu différent à partir du moment où les charges de famille
arrivent mais tant qu'elles ne sont pas là, l'idée de pouvoir un petit peu gérer
sa vie professionnelle et sa vie personnelle de façon équilibrée, et bien il
y a une réponse possible à travers le recours au travail temporaire.
Et puis, de façon générale, de bénéficier d'un véritable tremplin vers
l'emploi, ce qui est vrai quelle que soit la situation.
L'intérim, c'est une tranche de vie et non une vie de A jusqu'à Z. Cette
tranche de vie correspond à un moment donné à certains critères et puis à
un autre moment donné, ce que l'intérim apporte pour trouver un emploi de type
CDI est un élément particulièrement utile et intéressant pour les candidats
qui nous rejoignent, surtout en période de pénurie comme à l'heure actuelle :
il y a vraiment une réalité des entreprises qui sont en mode de recrutement.
L.R : Quelle
est la proportion des intérimaires qui trouvent un emploi à l'issue de vos
missions ?
P.F : Nous avons ce qu'on appelle un noyau dur
des intérimaires, c'est à dire ceux qui choisissent l'intérim parce que c'est
un mode de vie qui leur convient.
En période de crise il est plutôt d'environ 20% de nos collaborateurs intérimaires
; il monte à 30-40 % en période de croissance car la précarité n'a plus tout
à fait la même signification puisqu'on peut, du jour au lendemain, plus
facilement retrouver un emploi. Le sentiment de précarité change de nature.
Sur un département comme notre département cadre, c'est 70% de nos intérimaires
qui décrochent un emploi à l'issue de leur mission, parce que ce sont des
missions longues, qu'ils ont eu le temps de se faire apprécier et comme il y a
des besoins dans l'entreprise, il est extrêmement fréquent qu'ils fassent
l'objet d'une proposition définitive.
Merci à Pierre Fonlupt d'avoir répondu à nos
questions
http://www.plusinterim.fr

Au sommaire :
Des idées plein les ailes : Pierre
Fonlupt, directeur général de Plus Intérim.
Envie de partir : Travailler en Australie
Création d'entreprise : La Banque de Développement des PME
Stratégie emploi : conseils et astuces… Le recrutement dans les start-up
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