Les
règles d’or
Le travail intérimaire est très réglementé,
chaque partie doit respecter des règles.
Pour
les entreprises
Un employeur ne peut recruter un intérimaire que dans 2 cas :
Faire
face à une augmentation temporaire de l’activité
Remplacer
un salarié absent ou pas encore engagé (lors d’une période transitoire)
L’intérimaire devra recevoir une rémunération au moins égale au salaire de
celui qu’il remplace et pourra accéder à toutes les activités ou
infrastructures mises à la disposition des salariés permanents. Il devra
d’ailleurs être considéré comme n’importe quel salarié.
A la fin de sa période contractuelle, l’entreprise devra verser une "
prime de précarité " égale à 10% du salaire mensuel de l’intérimaire,
ainsi que la valeur de ses congés payés (10% de l’ensemble des revenus reçus,
prime de précarité incluse)
Portrait
type d’un intérimaire Les devoirs d’un intérimaire envers
l’entreprise d’accueil sont identiques à ceux des salariés "
permanents ". Il doit effectuer sa mission de façon professionnelle et
respecter le règlement intérieur de l’entreprise.
Travailler dans l’intérim signifie que vous allez travailler pour des
entreprises très différentes pour une durée plus ou moins longue. Ainsi votre
qualité première doit être la flexibilité et la capacité d’adaptation.
De plus, les Agences vont vous contacter pour vous proposer des missions : des
refus trop réguliers risque de vous fermer les portes de l’Agence !
Enfin n’oubliez pas la définition même de votre travail : Vous êtes là
pour aider une entreprise qui manque de personnel. Certains contrats intérims débouchent
sur des contrats fixes de travail. Il est donc dans votre intérêt de vous
faire remarquer positivement par votre employeur indirect : bon contact
relationnel, travail performant, dynamisme, toutes les qualités requises
pour être un collègue apprécié et désiré. Il est fréquent que les
entreprises demandent aux Agences un intérimaire avec qui elles ont déjà
travaillé.
Le
contrat Vous allez signer un contrat avec votre Agence d’intérim appelé
" Contrat de mission " sur lequel devra figurer :
Le
nom de l’entreprise
Votre
mission détaillée (horaire, caractéristiques)
La
durée de votre mission
Le
motif de votre embauche
Votre
rémunération.
Vous en recevrez un double dans les deux jours suivants votre début de mission.
De même, s’agissant d’un contrat à durée déterminée, aucune des deux
parties ne peut rompre le contrat (sauf cas de force majeur ou faute grave).
Vous devez donc honorer votre accord sur toute la période déterminée. Si vous
décidez tout de même d’arrêter vous n’aurez pas droit ni à vos primes,
ni aux AUD. Si l’entreprise rompt cet accord, elle est obligée soit de vous
donner une autre mission soit de vous payer l’intégralité de la rémunération
qui devait être la vôtre.
Attention cependant, votre contrat peut contenir une période d’essai, calculée
en fonction de la durée de la mission, pendant laquelle les deux parties
peuvent rompre le contrat sans préavis.
Généralement cette période est de l’ordre de 2 jours pour une mission
d’un mois, de 3 pour un travail de deux mois et de 5 pour une mission plus
longue. Attention, si votre contrat comporte une possibilité de prolongement,
cette durée risque d’être allongée.
Suite
de l'article
Au sommaire :
Des idées plein les ailes : Interview de Pierre Cabanié de Cabinet de recrutement Décision Plus : "Approcher un cabinet de recrutement"
Droits et démarches : "Calculez-vous même le montant et la durée de vos allocations chômage"
Envie de partir : L'international "Un pied à l'étranger : la coopération nationale"
Création d'entreprise : Comment protéger votre idée ?
Stratégie emploi : conseils et astuces.. "Et l'intérim"