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L’Union Européenne a connu, jusqu’en 1991, une
croissance régulière de l’emploi, qui s’est mis à décliner ensuite. C’est
dans le secteur des services que le plus grand nombre d’emplois a été
créé, alors que dans l’agriculture les pertes d’emplois ont été
importantes. Les femmes occupent environ 40% des emplois mais beaucoup d’entre
elles travaillent à temps partiel. Sur le total de près de 150 millions d’emplois
dans l’Union Européenne, plus de 3 millions sont occupés par des
travailleurs étrangers, c’est à dire en provenance de pays tiers.
Chaque candidat pour l’expatriation, permanente ou partielle, est motivé pour
des raisons qui lui sont propres. Nous avons donc choisi quelques critères qui
nous semblaient les plus représentatifs et avons comparé les pays de l’Union.
La
répartition sectorielle de l’emploi dans les Etats membres
La répartition de l’emploi entre les trois secteurs d’activités
varie considérablement au sein de l’Union.
Au niveau de l’agriculture, arrivent en tête la Grèce (21%), l’Irlande et
le Portugal (11%), par contre les conditions d’expatriation s’avèrent plus
difficiles dans ce secteur pour le Royaume-Uni (2.2%) ou la Belgique (2.9%)
Les pays industriels européens les plus porteurs sont l’Allemagne (39%), l’Italie,
l’Espagne ou encore le Portugal ; les moins porteurs étant la Grèce (25.4%)
et les Pays-bas (25%)
Enfin pour les activités de service, les pays les plus attractifs sont les
Pays-Bas (71%), la Suède, la Grande Bretagne et la Belgique. De façon
générale, les services sont énormément développés dans tous les pays d’Europe
(pourcentage le moins élevé : Grèce 53%). Ce phénomène est la résultante
de l’évolution des échanges et des progrès techniques comme l’informatique.
La durée du
travail
Le temps habituel moyen de travail hebdomadaire des salariés
à temps complet dans l’Union Européenne est d’environ 41 heures. Plus
réduit pour les femmes (environ 39 heures) que pour les hommes (environ 41
heures), cette durée varie selon les secteurs d’activités et selon les pays.
En effet, cette moyenne atteint 43.4 heures en Grande Bretagne contre 38 heures
en Belgique.
C’est dans l’agriculture que la semaine de travail des salariés est la plus
longue : 43 heures, alors que dans l’industrie et les services ce temps se
situe autour de 40 heures.
On s’aperçoit ainsi que près de 20 % des salariés anglais travaillent plus
de 48 heures par semaine contre 6% en France (ou 1.3 aux Pays Bas !). Un tel
chiffre est expliqué par l’absence de législation anglaise au niveau des
horaires de travail.
De même près de 20% des irlandais et 14% de français travaillent moins de 36
heures (bien qu’ayant un contrat à temps complet) contre 1.4 en Allemagne et
0.7 aux Pays Bas. Enfin en Espagne 72.8% des salariés travaillent 40 heures par
semaines.
Le chômage
Le taux de chômage européen pour le mois de juin 1999 est
de 9.4% contre 9.5% pour mai 1999. Si on ne tient compte que des onze pays de la
zone euro, ce taux atteint les 10.3% contre 11% l’année dernière.
Le taux le plus élevé est toujours celui de l’Espagne avec 16.4% en avril
1999 (19% en avril 98) et le plus faible celui du Luxembourg avec 2.9%. Quels
que soient les pays le chômage de femmes est supérieur à celui des hommes.
Pour les jeunes diplômés de 25 ans, le Luxembourg et l’Allemagne ou encore
le Portugal semblent les destinations les moins " dangereuses " avec
des taux de chômage faibles pour cette catégorie de la population.
Quelques chiffres supplémentaires pour avril 99 : Allemagne 9.1%, Autriche
4.5%, Belgique 9%, Finlande 10.6%, Irlande : 6.8%, Italie 12%, Pays-Bas 3.3%,
Danemark 4.7%, Martinique et Guadeloupe 22.6% et Réunion + de 40%.
Nous avons également remarqué des différences quant à la recherche d’un
emploi à temps complets ou à temps partiel.
Dans l’Union Européenne, alors que la proportion de demandeurs d’emplois à
la recherche d’un emploi à temps partiel n’est que de 10% chez les hommes,
elle est de 25% chez les femmes. Aux Pays Bas, la situation est différente
puisque c’est 28% des hommes et 72% des femmes qui recherchent de tels
emplois. Ce marché est très particulier puisque ces salariés ont choisi le
travail à temps partiel généralisé ; d’où le poids prédominant des
agences de travail temporaire au Pays Bas. Ce pays a connu une évolution
prodigieuse ces dernières années en passant d’un taux de 6.8% en 1997 à
3.3% en 1999 ! .
De plus les méthodes utilisées pour rechercher un emploi sont différentes d’un
pays à l’autre. En Allemagne et en Espagne 90% des candidats s’en remettent
à un organisme officiel pour trouver du travail, au Royaume Uni et au Portugal,
ce pourcentage n’est que de 30% et en Irlande et en Grèce il est inférieur
à 20%. L’importance des bureaux privés de l’emploi reste faible, alors que
de plus en plus de demandeurs d’emploi s’adressent directement aux
employeurs par voie postale ou via Internet.
La
protection sociale
Le montant moyen des prestations sociales par personne âgée
de 65 ans ou plus peut être considéré comme un indicateur de la générosité
des systèmes mis en place, même si dans certains états membres l’âge de la
retraite est inférieur à 65 ans (exemple l’Italie avec la retraite à 60 ans
pour les hommes et 55 ans pour les femmes).
Cet indicateur permet de distinguer trois groupes de pays :
Les pays à
protection importante : le Luxembourg et l’Italie
Les pays à
protection intermédiaire : la France et l’Allemagne
Les pays à
protection plus faible : le Portugal, l’Irlande, l’Espagne et le Royaume
Uni.
Les dépenses en prestations chômage ont augmenté plus vite que le taux de
chômage, ce qui souligne la politique sociale des pays de l’Union. Les
dépenses par chômeur sont plus élevées au Danemark et aux Pays-bas
(augmentation de 50% depuis 1989). Les plus faibles sont relevées en Italie. Le
Portugal (bien qu’ayant doublé depuis 1989) et le Royaume Uni ont des
montants inférieurs à la moyenne Européenne.
Le salaire minimum n’existe que dans cinq pays de l’Union. Cependant dans la
plupart des autres pays il y a des minima fixés par voie conventionnelle. Ils
sont souvent négociés tous les trois ans et par secteur d’activité.
Au-delà de l’Union Européenne, l’écart de revenus peut être très
important entre les différents pays, la recherche du meilleur revenu
réalisable est certainement le premier facteur d’émigration.
Il faut savoir que " Dans le cadre de l’Espace Economique Européenne
(CEE) les Règlements Communautaires (n° 1408/71 et n° 574/72) sont
applicables aux territoires ", autrement dit les expatriés peuvent choisir
leur mode de protection sociale, soit celle du pays d’origine, soit celle du
lieu de résidence…
Le mois prochain : " Français : démarches à suivre pour l’international
"
Au sommaire :
Des idées plein les ailes : interview de David Chassan, Société Manager Action, qui vous livrera quelques
règles d’or sur " l’organisation "
Droits et démarches : comment s’orienter dans ce labyrinthe ? 1er démarche à faire : s’inscrire à l’Anpe
Envie de partir ? : l’international. Panorama du marché du travail Européen
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