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LR
: Quelle est votre démarche de sélection des projets ?
LD : En terme de démarche , nous avons une méthode
qui est :
1/ L’ETUDE DU PROJET
Un porteur de projet vient nous voir, nous regardons dans un premier temps si
son projet n’en n’est qu’au stade de l’idée ou si un véritable projet
d’entreprise se dégage. Puis dans le même temps il y a une étude du projet
qui est faite par les permanents de l’association ou les entrepreneurs qui
accompagnent les créateur pour en valider la faisabilité.
Durant ce laps de temps, certains projets sont écartés car on voit qu’ils ne
sont pas réalisables, pas assez mûris, ou qu’ils ne répondent pas à des
besoins .
2/ La 2ème étape concerne ensuite la VALIDATION :
Le projet est présenté devant un comité qui en appréciera la faisabilité
mais surtout évaluera le créateur. Pour nous, La personnalité du porteur de
projet est primordiale. C’est quelqu’un qui aura la passion d’entreprendre
et qui aura le réalisme nécessaire pour le faire vivre.
Nous recherchons la règle des 3 R : qui sont les 3 conditions indispensable
pour tout créateur c’est :
- le REVE ,
- être REALISTE : passer du rêve à la réalisation,
- et LES RESULTAT , c’est-à-dire être pragmatique, pouvoir mériter les résultats
pour pouvoir les apprécier, les corriger, s’adapter,. Par définition quand
on crée une entreprise tout financier va nous demander un business plan, une
certaine visibilité. On part souvent de peu : d’une étude de marché, d’un
prévisionnel et puis la réalité est différente parce que le marché n’est
pas mûr etc. Tout ceux qui ont crée une société savent bien que il y a un
temps de démarrage durant lequel il faut savoir s’adapter, car cela vient
plus ou moins vite avec des difficultés que l’on a mal mesurées et puis bien
sûr de grande satisfactions .
Nous apportons donc au créateur:
1/ l’étude de son projet, 2/ sa validation 3/ l’agrément du créateur et
4/ l’accompagnement du créateur. En effet pendant deux an il va être suivi
par un parrain chef d’entreprise puis il fera partie d’un « club créateur
» où tout les mois il rencontrera les autres lauréats / porteurs de projet
pour des échanges d’expériences (problèmes rencontrés, réussites, déconvenues…etc)
suivies par des sessions de formation.
Durant deux ans ils suivent un parcours qui leur permet progressivement d’appréhender
leur métier de chef d’entreprise. Ils peuvent ensuite s’ils le souhaitent
apporter à leur tour leur expertise au sein du réseau entreprendre.
On pourrait imaginer que l’on va dans une salle de cours pour apprendre la création
d’entreprise mais pour nous l’expérience s’acquiert sur le terrain et en
échangeant les uns avec les autre. Il y a un peu de théorie qui est nécessaire
mais on ne devient pas un businessman comme ça. Le plus important c’est le
pragmatisme, l’expérimentation, l’échange, le partage d’expériences.
LR
: Parmi tous les porteurs de projet accompagnés peut-on définir un profil type
du porteur de projet et/ou de la typologie d’entreprise crée ?
LD : En reprenant les 5 dernières promotions,
nous avons la répartition suivante :
49% sont dans des activités de services
8% dans des activités de négoce et de distribution
et 43% dans l’industrie
Nous avons un pourcentage élevé de projets industriels étant donné notre
logique de projets à fort potentiel. Si on regarde l’évolution sur la
promotion de l’année dernière, on est à 49% dans l’industrie et à 56%
dans les services. Il y a une nette évolution dans le secteur des services avec
un fort développement au niveau des NTIC.
En terme de zone géographique, pour l’année dernière, le nord représentait
24%, Rhône-alpes 32% et l’Aquitaine :17%. La répartition dans les autres régions
est de l’ordre de 3 à 5 % chacune.
Notre objectif est de rééquilibrer en créant des associations dans les régions
où nous ne sommes pas présents, notamment dans l’est et l’ouest.
LR
: Quels sont les méthodes et critères de sélection des dossiers ? Existe-t-il
des critères rédhibitoires ?
LD : Non il n’y en a pas, il suffit d’être
professionnel et d’avoir un véritable projet d’entreprise avec un potentiel
et des créations d’emplois. Nous sommes dans des logiques de croissance, et
nous poussons, les créateurs à imaginer que leur entreprise puissent prendre
plus de développement qu’ils le ne pensaient au départ.
Sur l’ensemble des lauréats, un créateur crée en moyenne 17 emplois. Les
micros entreprises ne sont pas notre cible, nous les aiguillons alors vers
d’autres réseaux d’aide à la création d’entreprise. comme les boutiques
de gestion qui sont plus à même d’accueillir et accompagner ces créateurs.
Quand on prend en France les chiffres de créations d’entreprise vous avez
180.000 entreprise qui se créent chaque année. En parallèle, on peut
remarquer, que la création et la reprise d’entreprise sont les premiers
viviers de création d’emplois puisque création et reprise génèrent 455.000
emplois par an.
80% des créateurs ne créent qu’un emploi (le leur), 15 % créent 2 à 3
emplois, 4% en créent 3 à 10 (ce qui correspond à notre cible) puis 1% crée
plus de 10 emplois.
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Au sommaire :
Des idées plein les ailes :Pierre PEPIN, Responsable de la Formation Commerciale de Renault Alternance
Création d'entreprise : Interview Laurent Degroote, président du réseau entreprendre
Envie de partir : La maison des français à l’étranger
Stratégie emploi : Le Plan d'Aide au Retour à l'Emploi
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