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Au
cours de votre recherche d’emploi, vous pourrez être
confronté aux «entretiens de groupe » ou
encore «entretiens collectifs » qui réunissent
plusieurs candidats.
Parler en public, savoir se démarquer, écouter,
se faire entendre sans écraser les autres : l’épreuve
peut paraître délicate…
Cependant, sachez que le beau parleur n’est pas toujours
celui dont on a besoin ! Ainsi, si vous n’êtes
pas un orateur zélé mais que vous savez rester
naturel, concentré et courtois, cet entretien peut
vous permettre de démontrer vos capacités à
travailler en groupe et faire pencher la balance en votre
faveur.
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Quand utilise-t-on les entretiens de groupe? |
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L’entretien
collectif n’est pas fréquemment utilisé
car il demande de la part des recruteurs de grandes capacités
de décryptage psychologique. En effet, l’observateur
de l’entretien de groupe doit être capable de
déchiffrer les interactions au sein du groupe et de
cerner chaque individu par rapport au rôle joué
dans l’entretien.
L’entretien de groupe est essentiellement utilisé
pour les postes faisant appel à la négociation,
à la prise de parole et au management : commerciaux,
sociétés de conseil, …
Il s’inscrit en général dans une série
d’entretiens : soit en début de recrutement pour
permettre au recruteur de faire une première sélection
parmi une dizaine de candidats, soit en fin de recrutement,
lorsqu’il ne reste plus que quelques candidats.
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Pourquoi les recruteurs utilisent-ils ces entretiens ? |
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L’entretien
collectif n’a pas pour but de mettre les candidats en
concurrence.
Il permet de juger vos qualités d’écoute,
votre esprit de conviction, votre capacité de synthèse
et votre dynamisme. Il aide le recruteur à mieux cerner
le rôle que vous jouez au sein d’une équipe.
Si cet entretien s’effectue en début de recrutement,
l’intérêt principal pour l’entreprise
est le gain de temps : au lieu de voir les candidats un à
un, le recruteur peut faire une première sélection
au cours d’un seul entretien.
Si, au contraire, l’entretien est placé en fin
de parcours, cela signifie que le recruteur a besoin de tester
les candidats en interaction, le poste visé demandant
certaines qualités relationnelles, certaines capacités
de négociation ou tout simplement des aptitudes à
travailler en groupe.
On retrouve dans chaque entretien collectif et, plus généralement,
dans tous débats, des profils types par rapport auxquels
le recruteur va situer les candidats.
On peut ainsi identifier :
Le maître de séance
Il veut tout organiser et
reste campé sur ses opinions. C’est un orateur
doué mais il n’aime pas être contredit
et ne sait pas écouter.
Le magister
Ses propos sont pesés
: il parle rarement mais veut qu’on l’écoute
car il pense que ce qu’il a à dire est capital
pour le débat. Il sait être concis et percutant
mais a du mal à tolérer d’autres avis.
Le concret
Il prend la parole pour raconter
des faits concrets en rapport avec le débat. Il aide
à faire avancer la discussion mais il oublie de théoriser
ses propos et de conclure.
Le recadreur
Il réoriente la discussion
lorsqu’elle s’éloigne du sujet principal.
Il est aussi le reformulateur, il sait résumer et clarifier
les différents propos entendus. Ses qualités
principales sont l’écoute et l’esprit de
synthèse mais il a du mal à prendre parti.
Le silencieux
C’est le grand absent
du débat. Il ne prend pas la parole de toute la conversation,
souvent par timidité ou, parfois, par simple indifférence.
Chacun peut correspondre à un ou plusieurs
profils, le recruteur retiendra alors le profil dominant qu’il
a pu observer chez chaque participant.
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Comment se déroulent-ils ? |
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Plusieurs
candidats (généralement de 8 à 20 ) sont
réunis autour d’une table ronde pour débattre
d’un sujet ou être en situation de travail de
groupe (prendre une décision ou effectuer une tâche).
L’entretien dure ordinairement entre 10 et 30 minutes.
Avant de lancer la discussion, le recruteur peut profiter
de la présence de plusieurs candidats pour présenter
l’entreprise et le poste à pourvoir. Cette introduction
peut être aussi une première phase d’observation
: à travers les réactions des candidats et les
questions qu’ils posent.
Les recruteurs (ils sont, en général, plusieurs)sont
en position d’observateurs : ils n’interviennent
pas, si ce n’est, éventuellement, pour indiquer
le temps qu’il reste. Ils regardent et prennent beaucoup
de notes car, ayant à juger plusieurs candidats à
la fois, les informations à recueillir sont très
nombreuses.
Les questions posées peuvent être
de plusieurs types :
Questions
débat : « Etes-vous pour ou contre le mariage des prêtres
? »
Questions
visant à ce que chacun prenne parti : " Vous êtes dans un
avion qui s’écrase en plein désert. Que proposez-vous de faire,
justifiez vos choix au groupe. "
Questions
qui visent à arriver à un compromis : « Vous devez partir
sur une île déserte, sélectionnez 5 objets parmi cette liste
et classez les par ordre d’importance. Vous ne devez nous
proposer que deux listes (alors qu’il y a dix candidats).
»
Questions
techniques (plus rares) : « Que proposez-vous pour améliorer
la communication interne au sein de l’entreprise ? »
Autre
type d’entretien de groupe : les recruteurs peuvent vous demander
de vous présenter et de poser ensuite des questions plus précises
aux autres candidats.
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La clé des entretiens de groupe : démarquez-vous sans
monopoliser la parole |
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Le
plus important est de ne pas rester muet : un candidat silencieux
sera oublié dans le débat …et dans la
suite du process de recrutement. Néanmoins, ce n’est
pas forcément le plus volubile qui produira le meilleur
effet. Il faut donc trouver un juste équilibre entre
écoute et prise de parole.
Savoir
écouter est une qualité recherchée, elle
est le signe d’un tempérament tolérant
et empathique. Ecouter permet de comprendre comment l’autre
fonctionne. Or, les meilleurs négociateurs sont ceux
qui savent adapter leur discours à leurs interlocuteurs.
Attention, il ne suffit pas d’écouter religieusement
! Il faut savoir construire une réflexion ou une synthèse
à partir des propositions de chacun.
Savoir
résumer et recentrer le débat est une qualité.
Cependant, cela ne signifie pas répéter «
bêtement » ce qu’un autre a dit uniquement
dans le but deprendre la parole. Il faut faire un effort de
synthèse, c’est-à-dire reformuler les
propos échangés autour d’une logique,
de manière à en dégager la ou les problématiques
principales.
Ne
monopolisez pas la parole : vous devez savoir placer vos arguments,
sans pour autant dominer les autres et ne pas leur laisser
le temps de s’exprimer. Il faut savoir poser des questions
et inviter ceux qui n’ont pas pu parler à prendre
part au débat.
Evitez
le conflit : dans tous les cas, sachez rester courtois et
diplomate, il vaut mieux jouer le rôle de médiateur
que de chercher à imposer à tout prix ses opinions.
S’il est positif d’avoir sa propre opinion et
de savoir convaincre, il ne faut pas imposer mais négocier.
Réfléchissez
avant de parler : vos propos doivent être constructifs,
clairs et concis. Evitez d’évoquer des expériences
trop personnelles (vie sentimentale ou familiale,...) ou des
sujets d’opinion (politique, religion, …). Surtout
ne mentez pas, un mensonge découvert est éliminatoire.
Regardez
vos interlocuteurs dans les yeux. N’oubliez pas que
c’est aux autres candidats que vous parlez et non aux
recruteurs. Respectez-les : gardez à l’esprit
qu’ils ne sont pas vos concurrents mais vos collaborateurs.
Restez
naturel, ne sur jouez pas. En revanche, si vous êtes
habituellement timide ou colérique, sachez vous dominer
le temps de l’entretien. Il ne faut pas prendre le débat
trop à cœur : prenez de la distance, ne vivez
pas la discussion comme une attaque personnelle, il ne s’agit
que d’une mise en situation.
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Au sommaire :
Un pour tous et tous pour un : Les Clubs de chercheurs d’emploi
L’entretien de groupe : une mise en situation difficile
Les aides à la formation pour les créateurs/repreneurs d’entreprise
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