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Rucher : Sébastien. Taveau, bonjour et merci de répondre à nos questions.
Pourriez-vous présenter votre parcours et votre arrivée aux Etats-Unis ?
Sébastien Taveau : J'ai été recruté à
Paris par Metrowerks, une compagnie canadienne. Le poste était basé à
Montréal. Cependant, pour des raisons de taxation, MWKS a transféré son QG
sur Austin, Texas. J’ai donc du reprendre toutes les procédures d'immigration
avec l'ambassade US et non plus celle du Canada. Cela a pris 8 mois environ.
En attendant d’obtenir mon visa, j’ai préparé en parallèle un DESS sur
Paris avec British Airways ce qui m’a permis de partir sous le titre de
"Stagiaire - jeune diplômé" avec un visa J-1. Initialement je ne
devais passer qu’un an aux US puis revenir en France.
Après 5 mois, ils ont décidé de me garder et ont entame la procédure de
conversion du visa J-1 en H1-B (professionnels qualifies).
Ensuite ma carrière s'est poursuivie dans ce groupe international jusqu'à son
rachat par Motorola. Je suis devenu ensuite salarié de Motorola dans leur
groupe software.
Ayant rencontré mon épouse aux US, je suis passé sous un statut de résident
temporaire (grâce au mariage) ce qui m'a donné une plus grande liberté pour
changer d’emploi( a l'époque, le H1-B ne permettait pas de changer de travail
facilement mais depuis l'Immigration a fait des aménagements pour faciliter ces
changements - "le visa H1-B était comme une chaîne ne permettant pas de
partir de la compagnie sponsor" - )
Le reste de mon parcours n'est pas un secret (NDLR : vous trouverez des
informations supplémentaires sur le site personnel de Sébastien Taveau http://fluctuat.com/
).
En ce qui concerne les salaires, en 6 ans, je suis passé de $20,000 par an en
base à $110,000 en base.
Avec prime, je suis à environ $250,000 / an. Je ne connais pas grand monde en
France avec ce niveau de rémunération à mon âge (30 ans pour info). Le prix
à payer? de longues journées, peu ou pas de vacances, une couverture médicale
extrêmement onéreuse, pas de garantie d'emploi ni de chômage, une pression
permanente...
Le bon côté? Je ne me soucie pas de grand chose en dehors du travail...
LR
: comment avez-vous cherché et finalement trouvé votre job aux US
ST : Lors du Salon Apple Expo 1995, j’ai
visité plusieurs compagnies avec mon CV sous le coude. Beaucoup ont dit être
intéressées, et MWKS a fait parti des 2 compagnies à maintenir son
intérêt....
En Amérique du Nord, on ne juge pas sur le diplôme ou l'éducation mais sur
les capacités à occuper un job.
Suite
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Au sommaire :
Des idées plein les ailes : Olivier Andrieu, éditeur du site http://www.abondance.com
Envie de partir : Témoignage : vivre et travailler aux Etats-Unis
Stratégie emploi : Qu'est ce que l’intéressement ?
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