L.R.
: Que pensez-vous du recrutement sur Internet ?
S.D. : "Visiblement, ça bouge beaucoup !
Pour moi, la grande révolution est dans le fait qu'on puisse être beaucoup
plus passif en tant que candidat, beaucoup plus à l'écoute du marché : ce
n'est pas la même chose que d'aller acheter un journal de petites annonces. On
peut être en veille permanente en allant sur un site d'emploi par exemple ou on
attend de recevoir un mail sur les petites annonces qui pourraient
éventuellement convenir.
C'est certainement un endroit où il faut être, et pour les candidats et pour
les entreprises. Je ne pense pas que ça va fondamentalement changer la face du
monde : c'est un outil de plus qui va peut être remettre en question certaines
choses car c'est un outil beaucoup plus réactif. Il est vrai que nous mettons
nos offres sur Unilevercity, et que nous n'allons pas forcément les publier
dans un magasine. Lorsque nous faisons une publication de presse, c'est vraiment
que nous avons du mal à remplir le job. C'est effectivement un moyen de
diffuser l'information.
Ca n'améliore pas forcément la qualité des candidatures car le tri sera
toujours fait par le dossier et par l'entretien. J'ai l'impression qu'il y a
beaucoup de candidats qui ont tendance à envoyer leur CV à 200 entreprises
parce que c'est un simple clic alors qu'avant il fallait écrire, et finalement,
ils n'ont peut être pas réfléchi plus que cela à leur projet professionnel,
à ce qu'ils cherchent ou à ce qui est important pour eux dans un emploi.
Ce qui est évident c'est que l'on est dans un marché qui est en faveur des
demandeurs d'emploi ce qui est un juste retour des choses par rapport au marché
extrêmement difficile qu'il y a eu au début des années 90. Je suis sortie de
l'école à ce moment-là et j'en ai bavé ! Mais raison de plus à mon sens
pour que les candidats choisissent les entreprises dans lesquelles ils veulent
postuler, plutôt que de postuler à tout va. Cela s'inscrit dans une réflexion
plutôt que dans la rapidité de l'envoi."
L.R.
: Recevez-vous beaucoup de candidatures par le biais d'Unilevercity ?
S.D. : "Je n'ai pas les derniers chiffres en
tête, mais une chose est sûre : lorsque je reçois les candidats en entretien,
même si leur dossier est rédigé à la main, ils sont allés sur Unilevercity
se renseigner sur l'entreprise. Pour moi, c'est par ailleurs un outil de
communication, qui fait que l'étudiant qui est dans une faculté en province
dans laquelle on ne se rend pas, a quand même l'occasion de rentrer en contact
avec nous. Ca rentre tout à fait dans notre démarche de vouloir nous ouvrir à
des profils un petit peu différents."
Au sommaire :
Des idées plein les ailes Interviews : Sophie Dhonte. Responsable du recrutement chez Unilever.
Envie de partir : travailler au Canada 2ème partie
Création d'entreprise : les différentes sources de financement
Stratégie emploi : conseils et astuces.. : "Wanted : informaticiens"
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