| |
L.R.
: Pour quelles fonctions ?
S.D. : "Pour le marketing/vente, il existe toute
une palette de métiers dans laquelle ils vont évoluer en fonction de leurs
désirs et de leurs capacités. Par exemple, un jeune qui entre chez nous en
marketing peut commencer un an sur le terrain dans les ventes, remonter ensuite
comme assistant chef de produit au siège, puis au bout de 2-3 ans il y a toute
une palette de métiers possible qu'on détermine en fonction de leurs envies et
de leur besoin de développement. Cela développe leur employabilité, ce qui à
la limite est dangereux parce que ça me permet de les perdre, mais surtout, ça
veut dire qu'ensuite, j'ai des gens qui ont des approches différentes.
Nous sommes également capables de faire des évolutions fonctionnelles : par
exemple, j'ai passé sept ans au contrôle de gestion et je suis aux ressources
humaines depuis six mois. Ma prédécesseur au recrutement des cadres avait fait
dix ans de marketing avant de passer deux ans au recrutement, elle est
maintenant responsable du personnel dans notre usine de Compiègne.
Les autres métiers, ce sont les métiers administratifs. Par exemple, si je
prends mon parcours, j'ai démarré comme responsable administratif d'une toute
petite société. En gros, il a fallu monter la société : c'était une
joint-venture qu'on avait créée avec Danone. J'ai fait ça pendant deux ans,
puis j'ai passé trois ans à l'audit interne du groupe où j'ai voyagé,
notamment en Europe du sud. Je suis ensuite revenu deux ans au siège en France
où j'ai fait du contrôle de gestion.
C'est donc ces genres d'évolution qui sont possibles dans cet univers-là.
Le dernier corps de métiers, avec des métiers plus techniques : c'est de la
production. Vous pouvez être responsable d'un site ou pour commencer,
responsable d'une ligne ou d'un groupe de lignes ; ingénieur process où vous
réfléchissez sur comment améliorer les processus de production, ingénieur
développement produit ou ingénieur développement packaging."
L.R.
: Comment intégrez-vous les stages dans votre politique de recrutement ?
S.D. : "Nous prenons entre 100 et 150 stagiaires
par an. En général, ce sont des stages plutôt longs, rarement moins de trois
mois car ce sont généralement des vrais postes plus que des missions
ponctuelles. Les opérationnels trouvent qu'en trois mois, ils n'ont pas le
temps de former les stagiaires.
Le recrutement des stagiaires suit le même principe que le recrutement des
cadres : il y a le même dossier à remplir, sachant que nous sommes tout de
même plus "cools" dans la mesure où vous avez forcément moins
d'expérience professionnelle lorsque vous écrivez pour un stage de deuxième
ou de troisième année. Il y a donc moins de matière à creuser lors d'un
entretien.
Le recruteur utilise les mêmes techniques que nous lors de l'entretien, mais
c'est un peu plus court."
Suite de l'entretien
Au sommaire :
Des idées plein les ailes Interviews : Sophie Dhonte. Responsable du recrutement chez Unilever.
Envie de partir : travailler au Canada 2ème partie
Création d'entreprise : les différentes sources de financement
Stratégie emploi : conseils et astuces.. : "Wanted : informaticiens"
|
|
 |