L.R.
: Quelle est votre politique de recrutement ?
S.D. : Nous cherchons à recruter des jeunes à
potentiel, donc des gens que l'on va pouvoir faire évoluer. Aujourd'hui, cela
ne m'intéresse pas d'avoir quelqu'un qui va être un bon assistant produit, je
préfère quelqu'un que je vais pouvoir développer et qui sera un jour chef de
groupe. Nous cherchons donc des gens avec qui nous allons construire quelque
chose sur la durée, en sachant que nous avons les moyens en terme de formation
et d'évolution interne. C'est une approche assez différente de certaines sociétés
qui cherchent à satisfaire vraiment sur le court terme.
L.R.
: Quelle est votre méthode de recrutement ? (entretien de groupe, test)
S.D. : "Nous faisons une première présélection
sur dossier de candidature et non pas sur CV, car nous avons la volonté de nous
ouvrir à des profils un peu différents : c'est bien d'avoir réussi un
concours à 18 ans mais il y des gens qui peut-être à 18 ans faisaient autre
chose et ce n'est par pour cela qu'ils ne m'intéressent pas.
Nous avons ensuite un entretien plus approfondi avec des recruteurs : moi-même
ou mon assistante. Pour un jeune diplômé, l'étape suivante est l'assessment
center : c'est une journée de sélection où il y a en principe 4 à 6
candidats. Ces candidats sont non concurrentiels entre eux, c'est à dire que si
j'ai trois personnes pour du marketing, c'est qu'il y a trois postes à
pourvoir. C'est une série de mise en situation, des jeux de rôle, des travaux
personnels et des travaux de groupe qui me permettent d'observer la manière
dont ils agissent. Il n'y a pas de résultat, de piège ou de solution idéale,
c'est vraiment la façon dont ils se positionnent par rapport à un problème
que j'observe. Nous cherchons des profils équilibrés sur un certain nombre de
compétences qui sont discriminantes chez nous. Je parle de compétences
comportementales qui sont prédictives de succès à long terme.
Pour des personnes plus expérimentées, il n'y a pas d'assessment center. Il y
a soit un entretien avec un consultant extérieur dans le cas de personnes ayant
entre 3 et 7 ans d'expérience, qui nous rassure sur les capacités manageriales
de la personne dans le cas où celle-ci n'aurait pas encore eu l'occasion
d'encadrer. Ou alors, c'est directement un rendez-vous avec les sociétés opérationnelles
où là ils rencontrent les gens avec qui ils seront amenés à
travailler."
Suite
de l'entretien
Au sommaire :
Des idées plein les ailes Interviews : Sophie Dhonte. Responsable du recrutement chez Unilever.
Envie de partir : travailler au Canada 2ème partie
Création d'entreprise : les différentes sources de financement
Stratégie emploi : conseils et astuces.. : "Wanted : informaticiens"
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