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Vous avez une idée, un projet à fort potentiel de
développement, mais vous n’avez pas de fonds. Comment trouver des capitaux
afin de créer son entreprise sans avoir à emprunter en masse ou hypothéquer
sa maison ?
Faites appel à un ange, un business angel de préférence ;-))
Les business angels sont de plus en plus nombreux en France, il faut juste
savoir les trouver et leur proposer une idée qui à un potentiel. Alors pour
vous, voici un petit mode d’emploi du business angel.
Qu’est-ce
qu’un business angel ?
Non, un business angel n’est pas un monsieur
descendant du ciel avec ses petites ailes blanches en vous jetant des liasses de
billets ;-)).
Un business angel c’est un particulier qui investit directement et
personnellement dans les petites et moyennes entreprises. Il se distingue car en
général il préfère intervenir au début du développement de l’entreprise
et investir dans une entreprise proche de lui, que ce soit géographiquement ou
du fait du domaine d’activité de l’entreprise aidée.
De plus, le business angel apporte souvent, outre du capital, ses compétences
et son expérience.
La métaphore de l’ange est bien choisie, votre business angel c’est un peu
l’ange gardien de votre entreprise.
Qui
sont-ils ?
Le profil type du business angel français est
le suivant : un entrepreneur ou un ancien entrepreneur, un homme, dont l’age
est compris entre 40 et 70 ans, qui souhaite intervenir dans le secteur des
hautes technologies en priorité et de préférence dès l’amorçage du
projet.
Ceci est le profil du business angel français lambda.
Le problème est que, en matière de business angels, la France n’est pas en
pôle position et ce, même si elle rattrape, avec le reste de l’Europe, son
retard sur les USA.
La France compte une centaine de « grands » business angels, actifs et
réguliers, capables d’avancer une grosse somme. Si l’on est moins gourmand
est que l’on se contente de quelques centaines de millier de francs, la France
compte quelques dizaines de millier de business angels.
L’European Business Angel Network estime qu’il y a en Europe 125 000
business angels actifs mais que leur nombre pourrait s’élever à 1 000 000. L’Europe
rattraperait ainsi son retard sur les deux modèles en la matière : Israël et
les Etats Unis.
Le problème en Europe est la forte disparité entre les pays. En effet, Grèce,
Espagne et Portugal sont très en retard, la France et l’Allemagne sont dans
une phase intermédiaire et ce alors que le royaume Uni et les Pays Bas usent et
abusent des business angels.
Les
intérêts en présence
Vous vous en doutez un business angel n’est
pas un philanthrope répandant sa fortune au petit bonheur la chance. Ce n’est
pas pour autant quelqu’un dont le seul but sera de s’approprier votre
société lorsque celle-ci prospèrera.
Un business angel espère, au moins, un retour sur son investissement car son
intervention reste un investissement.
Cependant votre relation est basée sur une certaine confiance réciproque qui
fait qu’un business angel est plus qu’un prêteur, son implication dans l’entreprise
sera plus grande. Le principal but du business angel est donc d’investir mais
on ne peut réduire son action à un investissement, le business angel s’implique
bien plus que cela dans l’entreprise.
De votre côté, le recours à un business angel peut être une obligation. En
effet, si pour les petites sommes vous pouvez faire appel aux CIGALES (Clubs
d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire :
(http://www.cigale.org ) ou
aux associations Love Money pour l’emploi (http://www.love-money.org
); il est plus difficile de trouver un financement lorsque vos besoins en
capitaux sont très conséquents. En pratique très peu d’entreprises ont
accès au capital-risque du fait de l’extrême rigueur dans la sélection des
dossiers.
Dès lors, l’appel aux réseaux de business angel est parfois la seule
solution.
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Au sommaire :
Des idées plein les ailes : Sylvie Kroutinsky, DRH de Cyberdeck
Envie de partir : L’aventure américaine
Création d'entreprise : My Business Angel is Rich
Stratégie emploi : Le télétravail
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