M.I.
: Les candidats peuvent-ils connaître les résultats ?
E.M. : Ils peuvent effectivement connaître les résultats
car il y a un article du code du travail qui pose deux principes : celui de
transparence et celui de pertinence. Le candidat a la droit d’être informé
des techniques utilisées et de réclamer les conclusions d’une analyse
graphologique. Mais, bien qu’il en ait le droit, ce n’est pas très facile :
les entreprises n’aiment pas beaucoup communiquer les résultats. Cependant,
il existe un recours auprès de la commission nationale d’informatique et des
libertés (CNIL).
M.I.
: Quel est pour vous l’avenir de la graphologie avec le développement du
recrutement via Internet ?
E.M. : Je ne sais pas car j’ai travaillé avec des
entreprises qui recrutaient par Internet et malgré tout utilisaient la
graphologie. Les candidatures sont effectuées par mail mais une lettre
manuscrite est demandée par ailleurs. Je n’ai pas suffisamment de recul pour
dire si dans les années à venir Internet va changer les choses mais je pense
que ceux qui tiennent à cet outil continueront à l’utiliser.
M.I.
: Que pensez-vous des logiciels de graphologie ? Des livres qui permettent
d’apprendre la graphologie ?
E.M. : A mon avis, les logiciels ne sont pas au point.
J’en ai vu un ou deux. C’est vrai qu’ils peuvent scanner l’écriture et
donc répertorier les signes essentiels. Mais après il y a tout le travail de
synthèse qui ne peut être fait que par une personne car il y a un niveau où
ce n’est plus une question de technologie mais de sens de l’observation,
d’intuition, de capacité de synthèse et de réflexion qu’un logiciel ne
pourra pas avoir. Je ne sais pas s’il y a beaucoup de gens qui utilisent les
logiciels mais à mon avis, c’est un danger.
Par contre, il y a des livres très sérieux : un manuel de graphologie chez
Masson, qui sert de base de travail aux graphologues apprentis et même aux
autres car on peut toujours s’y référer. Pour les gens que ça intéresse,
il y un livre qui peut leur être utile : Graphologie et recrutement, également
chez Masson mais c’est un peu technique.
Pour apprendre la graphologie, le mieux, c’est quand même d’avoir des
professeurs. On peut apprendre par correspondance, tout seul, mais en étant
quand même guidé. Il existe à Toulouse une antenne de la Société Française
de Graphologie qui donne des cours très sérieux.
Au sommaire :
Des idées plein les ailes : Virginie Lasalle. Le e.CV
Envie de partir : Travailler au Canada et au Québec
Création dentreprise : Entretien avec Carole Sornette : CCI de Toulouse
Stratégie emploi : conseils et astuces.. : Entretien avec Elizabeth Mercier : graphologue
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