M.I.
: Auriez-vous des conseils éventuels à donner aux candidats ?
E.M. : Il faut d’abord être lisible. Mais pour
rassurer les candidats, il n’y a pas de bonne et de mauvaise écriture. Il
n’y a aucun critère a priori : quelqu’un qui croit écrire comme un chat
peut avoir une écriture extrêmement intéressante et qui révélera beaucoup
de choses. Il ne faut donc pas être inquiet de l’apparence de son écriture
mais c’est tout de même bien qu’elle soit lisible, ne serait ce que par
respect de l’autre.
Ensuite, il faut présenter correctement. Pour une lettre de motivation, une
page suffit : Les recruteurs aiment que ce soit concis. Faites des marges qui ne
soient ni trop petites ni trop larges.
Soignez également votre signature : c’est un critère très important dans
l’analyse. La signature doit être en accord avec le texte. Evitez par
exemple, une signature immense par rapport à une écriture toute petite ou les
signatures pleines de fioritures : la personne doit être à l’aise avec sa
signature. Il est donc intéressant de travailler sa signature jusqu’à ce
qu’elle corresponde avec ce que vous pensez être. La signature représentant
l’image sociale qu’on veut se donner, il est important qu’elle soit en
conformité avec l’écriture.
Evitez bien sûr les fautes d’orthographe et de syntaxe, ça ne fait pas très
bon effet, simplifiez, l’écriture, évitez les fantaisies superflues. Evitez
également d’écrire sur un papier quadrillé : on pourrait penser que vous
avez du mal à écrire droit.
Si on veut avoir une écriture qui soit à votre avantage, il faut écrire sans
être crispé, tendu ou ému car tout ça ressort dans l’écriture. Il faut se
mettre en condition quand on écrit la lettre de motivation : être calme et
enthousiaste, être motivé et se dire que ça va marcher. La confiance en soi
ressortira dans l’écriture.
M.I.
: Ont-ils des raisons d’en avoir peur ?
E.M. : Je ne pense pas car il ne faut pas surestimer
le pouvoir des graphologues : ils interviennent à un moment donné du
recrutement. Au-delà, ce n’est pas eux qui ont le pouvoir de décision.
C’est le recruteur qui décide.
Nous discutons de nos résultats afin de croiser nos conclusions avec les
impressions de l’employeur lors de l’entretien. C’est vraiment un outil
parmi d’autre et ce n’est pas une analyse graphologique qui va déterminer
l’avenir d’une personne.
Il y a en plus une éthique du graphologue : il rédige son portrait dans l’idée
que celui-ci peut être lu par le candidat. Son but est simplement de vérifier
l’adéquation entre le candidat et le poste et non de le déprécier. Il
mettra toujours en valeur ce qui est positif et toutes les ressources
potentielles, c’est ensuite au recruteur de voir si cela lui convient.
Suite
de l'entretien
Au sommaire :
Des idées plein les ailes : Virginie Lasalle. Le e.CV
Envie de partir : Travailler au Canada et au Québec
Création dentreprise : Entretien avec Carole Sornette : CCI de Toulouse
Stratégie emploi : conseils et astuces.. : Entretien avec Elizabeth Mercier : graphologue
|