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Julien GENIN nous présente l'association
Congé Solidaire qui oeuvre pour la mise en place d'une coopération active
entre le monde de l'entreprise et celui de la solidarité internationale. |
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Pouvez-vous nous présenter en quelques mots votre association
et ses objectifs ?
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Il s'agit d'une association créée il y a
deux ans et qui a pour objectif de permettre aux salariés de s'engager dans une
démarche de solidarité internationale et de partir pour travailler sur des
projets de courte durée: entre 15 jours et 1 mois, 1 mois ½ selon le projet et
la destination.
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Quelles sont ses actions ?
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Nos actions portent sur des projets de
proximité développés par la population locale réunie en association ou en
ONG. Ces projets, qui peuvent, selon les cas, être financés en partie ou en totalité par l'employeur,
sont transmis au siège à Paris qui les examine.
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Ils s'articulent autours de 3 grands thèmes:
-
La formation pour adulte dans des domaines aussi divers
que l'informatique, la comptabilité ou encore la couture…
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L'animation d'ateliers sur le thème de l'éducation, du
sport ou encore de la culture, auprès des jeunes et des enfants.
- L'aide à la création et au développement de micros-entreprises et
l'animation d'un centre communautaire polyvalent qui permettent aux
entreprises d'avoir accès aux ordinateurs, aux différents moyens de
communication comme le fax ou Internet.
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Ces missions s'effectuent pour le moment sur 5
zones géographiques: le Mali, la Tanzanie, Djibouti, le Liban et les Balkans.
Mais nous prévoyons une ouverture au second semestre 2002 à d'autres régions
telles que le Congo, l'Inde ou encore l'Afghanistan.
Les volontaires salariés mettent ainsi à profit leurs congés pour participer
et faire avancer une action humanitaire. Les missions sont essentiellement
financées par l'employeur. Le fond de roulement de l'association s'effectue sur
ce principe. |
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Est-ce que vous avez beaucoup de demandes
provenant des salariés ? Quelles sont leurs motivations ?
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Nous recevons pas mal de demande de salariés.
Notre base de donnée s'étend des personnes qui téléphonent seulement pour
avoir quelques informations à ceux qui partent effectivement. Cela se chiffre
à plus de 3000 contacts en un peu plus de deux ans. Durant l'année 2000, 80
personnes sont parties, en 2001, 120 et en 2002 nous prévoyons entre 160 et 200
départs.
Les motivations des salariés sont multiples. Ils peuvent avoir le désir de se
former, de se rendre compte de la manière dont vivent les habitants des pays du
Sud. Ou ils peuvent tout simplement ressentir le réflexe ou le besoin d'aider
et de participer à une action tangible, sur le terrain.
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Quelles difficultés peuvent rencontrer les
candidats au quotidien ?
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Sur place, les salariés rencontrent peu de
difficultés. Ils ne sont pas "lâchés" comme ça dans la nature.
Nous avons tout un panel de personnels qui encadrent les volontaires. Ce qui
fait que les missions se passent très bien en général. |
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Est-ce que vous opérez une sélection des
candidats ? De quelle manière ?
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Oui, nous opérons une sorte de sélection
pour déterminer les bons profils qui correspondent le mieux au type de missions
envisagées. Nous avons au siège deux chargés de missions qui sont en contact
avec les candidats au départ. Ils les "jaugent" pour déterminer si
leurs compétences collent avec les fiches projets que nous préparons. Deux
mois avant le départ, ils ont des relations régulières avec les candidats
pour juger de leur fiabilité.
Juste avant le départ, le candidat doit participer à trois journées de
formation:
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Les deux premières journées sont consacrées à la
formation interculturelles et au développement.
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La dernière journée est dédiée à la préparation du
départ avec des permanents de l'association. Elle est axée plus
particulièrement sur le projet avec une présentation approfondie de la
mission. Elle est suivie d'un entretien individuel et de la préparation de
toutes les formalités administratives.
Il peut arriver au terme de ces journées de
formation, que l'on s'aperçoive qu'une personne ne convient pas. Mais les
rejets sont très rares à ce stade. |
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Est-ce que beaucoup d'entreprises vous
sollicitent pour devenir partenaire ? Quelles sont leurs motivations ?
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Nous possédons une quarantaine d'entreprises
partenaires qui vont de la grosse société à la petite structure associative
en passant par les PME. Être partenaire de notre association est, notamment,
fiscalement intéressant. Comme pour tous dons à une association, c'est
déductible des impôts.
Ensuite, cela peut permettre de mobiliser les salariés
autours de projets communs. Cela concourt à faire rencontrer des personnes de
la même entreprise qui n'ont pas forcément de contact entre eux, soit parce
qu'ils ne travaillent pas dans le même service, soit parce qu'il y a une
distance à cause des liens hiérarchiques. De plus, les salariés ont
l'impression de travailler pour une entreprise engagée et cela renforce la
cohésion et leur épanouissement personnel au sein et en dehors de la
société. Cela leur apporte aussi une expérience supplémentaire non
négligeable pour la société. |
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Quel genre de profils recherchez-vous de
manière générale? Est-ce que les missions sont ouvertes à tout le monde
?
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Les volontaires sont sélectionnés tout
autant sur leurs compétences personnelles que professionnelles. Les missions ne
sont pas réservées à des personnes possédant des aptitudes spécifiques ou
pointues. Bien sûr, il arrive que pour des projets particuliers nous ayons
besoin de profils bien caractéristiques. Mais de manière générale, les
capacités requises sont très "communes": il s'agit le plus souvent
de connaître et de former les populations aux outils bureautiques de base, de
faire de l'animation… |
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Quels conseils ou quelles remarques
pourriez-vous faire à des salariés souhaitant participer à une mission dans
le cadre du congé solidaire ?
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Dans un premier temps, de nous contacter! Nous
souhaitons montrer aux gens qu'il est possible de partir, d'aider autrement
qu'en faisant des dons, même si c'est déjà très bien. La possibilité leur
est offerte de travailler aussi sur le terrain sans s'engager 6 mois, qui est
une période assez longue, auprès d'une grosse structure qui n'est pas
forcément accessible pour tous. C'est à ça que se propose de remédier
l'association Congé Solidaire. |
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Merci, Monsieur Genin, d'avoir répondu à nos
questions.
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Pour en savoir plus sur L’Association Congé Solidaire
:
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http://www.congesolidaire.org
mail : congesolidaire@congesolidaire.org
78, avenue de la République, 75011 Paris.
Tel. : 01.49.29.89.99
Fax.: 01.49.29.89.98 |
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