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Le contrat de rééducation |
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Son objectif est de permettre aux personnes handicapées
assurées sociales et qui ne peuvent plus exercer leur emploi du fait de leur
handicap de se réadapter à leur métier antérieur ou d'acquérir de nouvelles
compétences, grâce à une formation théorique et pratique en entreprise.
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Le contrat de rééducation en entreprise est un contrat de
travail à durée déterminée, renouvelable. Il est conclu pour une durée de 3
mois à 1 an selon les besoins du bénéficiaire. Ce contrat est signé par
l'organisme de Sécurité Sociale, l'employeur et le salarié.
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Durant le contrat, le salarié perçoit au minimum la
rémunération du premier échelon de la catégorie professionnelle pour
laquelle il est formé et prévue par la convention collective applicable.
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En fin de contrat, le salarié doit atteindre le niveau
de rémunération correspondant à la qualification atteinte.
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La rémunération est financée par l'employeur et par
l'organisme d'assurance sociale (sécurité sociale ou mutualité sociale
agricole) dont dépend la personne handicapée.
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Les primes à l'insertion |
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Pour faire face à la difficulté rencontrée par les personnes
handicapées pour trouver un emploi, la législation a mis en place des aides
spécifiques pour leur insertion professionnelle.
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L'AGEFIPH concourt à l'insertion professionnelle des
handicapés grâce aux fonds qu'elle collecte en versant, entre autres, une prime
à l'insertion auprès de l'employeur et du salarié.
Cette subvention est accordée par l'AGEFIPH sur demande
moins de 6 mois suivant la date d'embauche. Si la subvention est accordée,
l'employeur et le salarié perçoivent tous deux 1524,49 € (soit 10 000 FF)
lors de l'acceptation du dossier. L'employeur touche ensuite 762,25 € (soit
environ 5000 FF) après 12 mois de travail.
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Les entreprises de plus de 20 salariés sont tenues par la loi du
10 juillet 1987 de recruter une certaine proportion de travailleurs handicapés
(leur nombre doit être égal à 6% de l'effectif total). La comptabilisation
des travailleurs handicapés dans une entreprise s'effectue selon une
nomenclature d'unité de handicap. En effet, la législation attribue à chaque
travailleur un certain nombre d'unités entre 1 et 5,5 en fonction de certains
critères tels que son handicap, son expérience, sa formation, son âge…Ainsi,
une proportion de 6% sur un effectif de 100 personnes ne représentent pas
forcément 6 personnes mais 6 unités de handicap.
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Si, malgré tout, l'employeur se refuse à employer cette
proportion de travailleurs handicapés, il est alors obliger de verser une
contribution à l'AGEFIPH et passer des contrats de sous-traitance avec les
centres d'Aide par le Travail ou les ateliers protégés qui emploient des
salariés handicapés. Le montant de cette contribution est fonction du nombre
de travailleurs handicapés manquants dans l'entreprise et varie entre 1 803.32
et 3 005.53 € (entre 11 829 et 19 715 F) par unité manquante, selon la taille
de l'entreprise.
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Ce recrutement peut être facilité par la prime offerte à
l'employeur et au salarié.
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L'allocation compensatrice pour frais
professionnels |
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Ce type d'emploi s'adresse aux personnes qui ne peuvent pas
travailler en milieu ordinaire du fait de leur degré de handicap. Les emplois
protégés se développent dans le cadre de Centres d'aide par le travail (CAT),
d'ateliers protégés ou de Centre de Distribution de Travail à Domicile (CDTD)
ou encore d'entreprises avec des aménagements spécifiques.
La COTOREP décide quel type d'emploi est compatible avec le degré de handicap
de la personne et oriente vers tel centre ou tel atelier. Cependant, le
travailleur est bien évidemment libre de décider s'il souhaite ou non
intégrer ces centres ou ateliers.
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Les
conditions : |
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Cette allocation est attribuée par la COTOREP ( Commission
technique d'orientation et de reclassement professionnel) qui fixe son taux
ainsi que le taux d'incapacité permanente.
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Le
montant : |
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Ce montant est fonction des frais engagés. Il s'élève au
maximum à 733,05 € par mois. L'allocation peut être cumulée avec vos
ressources si le tout n'excède pas 6 699,98 €. Ce montant maximum est doublé
(soit 13 399,35 €) dans le cas de personnes mariées, et majoré de 50 % (soit
3 349,84 €) par enfant à charge. Le montant de cette allocation est fixé par
arrêté préfectoral le premier du mois de chaque année.
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