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Etat des lieux du capital risque en
Europe |
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C’est un marché relativement jeune dans la
mesure où il s’est développé à partir des années 70 alors que le marché
américain était apparu 20 ans plus tôt. La moitié des fonds levés en Europe
sont destinés au capital risque. |
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Ce marché a connu une
progression importante ces dernières années, en France comme dans le reste de
l’Europe, notamment grâce à l’enthousiasme des investisseurs en ce qui
concerne les nouvelles technologies liées à Internet. Le point culminant se
situe en 1999, année où les taux de progression ont atteint des niveaux record
(70%). |
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Cependant, le capital
risque européen doit encore faire face à un certain nombre de freins
réglementaires ou fiscaux : |
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de trop fortes taxes sur les plus-values.
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pas de réelle harmonisation des politiques
fiscales des Etats membres. Il arrive qu’il y ait une double imposition des
dividendes, ce qui empêchent le développement des investissements
transfrontaliers.
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Les barrières administratives (et notamment
la lourdeur des démarches dans certains Etats) entravent la création d’entreprise
et donc un développement plus important du capital risque.
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C’est pourquoi la Commission des
Communautés Européennes a permis en 1998 la mise en place du PACI (plan d’action
sur le capital-investissement) qui doit être appliqué au plus tard en 2003 et
qui concerne essentiellement le capital risque et les investissements
technologiques. Ce plan cherche à développer des initiatives dans les domaines
de la fragmentation du marché, des obstacles réglementaires, institutionnels
et fiscaux, que ce soit à un niveau communautaire ou national. |
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Le capital risque profite de la croissance
économique et du climat de confiance favorables à la création d’entreprise.
De même, il est favorisé par le développement des nouvelles technologies et
de nombreux marchés en pleine croissance : |
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dynamisme et expansion du secteur des
NTIC (et notamment d’Internet) qui entraînent un mouvement important de
créations d’entreprise. |
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développement important des biotechnologies.
C’est un secteur particulièrement dynamique en Europe par rapport aux
Etats-Unis. C’est un domaine qui permet aux capitaux-risqueurs de diversifier
leur portefeuille et d’accroître leur performance.
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Qu’est-ce que le capital
amorçage ? |
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Le capital amorçage est une des deux
composantes du capital risque, l’autre étant le capital de décollage. |
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L’amorçage consiste en l’apport de
capitaux propres à des entreprises en cours de création (c’est-à-dire qui
sont au stade de la mise au point du produit ou qui n’ont pas encore achevé
leur développement) et qui présentent un fort potentiel de croissance. |
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Cela concerne donc souvent des projets qui n’en
sont qu’au stade de la théorie, de l’idée. C’est une étape qui doit
être en principe de courte durée, bien que ces dernières années on assiste
à des cycles plus longs, notamment dû au fait qu’il faille un peu de temps
pour que l’entreprise trouve un équilibre et attire les capitaux-risqueurs.
Cette phase doit ensuite laisser sa place au capital de décollage qui
intervient lors des premières années de l’entreprise pour lui apporter ses
premières ressources jusqu’à son seuil de rentabilité, point où le capital
développement prend à son tour le relais. |
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Mais les spécialistes de l’amorçage ne
sont pas seulement là pour apporter des capitaux. L’intérêt est de pouvoir
échanger avec l’entrepreneur leur expérience sur la manière d’aborder un
marché au niveau marketing et commercial, et leurs contacts industriels. |
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Quels en sont les acteurs ? |
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Les fond d’amorçage sont souvent associés
à des organismes de recherche ou bien à des universités dans le domaine de la
technologie (tels que l’INRIA ou le CNRS) notamment parce qu’ils sont les
seuls à être en mesure de fournir une expertise. Cette expertise est bien
entendu importante puisque qu’elle sert à déterminer si le projet est viable
et si le marché auquel il s’adresse existe bien, s’il est donc judicieux de
lui apporter des fonds. |
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Cette première étape est en règle
générale la plus coûteuse parce qu’elle représente un risque maximal pour
les investisseurs. Elle n’attire donc pas beaucoup les gros fonds de capital
risque. C’est pourquoi, depuis quelques mois, l’Etat prend part de manière
grandissante au soutien à la création d’entreprise depuis le tout début, en
participant à divers fonds de financement. Ces deniers publics allouées à l’amorçage
ont un avantage certain dans la mesure où il joue un rôle de levier en
diminuant le risque pour les partenaires privés qui sont davantage incités à
investir. |
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Les différents fonds |
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Le ministère de l’éducation nationale, de
la recherche et de la technologie ainsi que le Ministère de l’Economie, des
finances et de l’Industrie, ont lancé en 1999 un appel à projet destiné à
encourager la création d’entreprises technologiques innovantes susceptibles
de mettre en valeur le potentiel de recherche des laboratoires publics. Cet
appel était adressé aux établissements d’enseignements supérieurs, aux
organismes de recherche, aux professionnels de l’accompagnement des
entreprises et aux professionnels du capital risque, et cherchait à pallier l’insuffisance
de l’offre de financement au stade de l’amorçage. |
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Suite à cet appel, 31 incubateurs ont été
créés, dont un tiers est tourné vers les biotechnologies et le reste vers des
secteurs multiples. En juillet 2001, ces incubateurs avaient accueilli pas moins
de 340 projets de création. De même, plusieurs fonds d’amorçage ont été
crées : |
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Il existe 7 fonds d’amorçage régionaux
(semi-public) qui bénéficient de la participation de l’Etat (environ 20
%) : |
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Midi-Pyrénées |
FAM (Fond d’amorçage Midi-Pyrénées) |
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Auvergne Limousin |
Le Lanceur |
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Nord-Pas-de-Calais |
Nord Amorçage |
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Rhône-Alpes |
Rhône-Alpes Création |
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Franche-Comté |
SCR régional |
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Ile-de-France |
Cap décisif |
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Provence Alpes Côtes d’Azur |
Primaveris |
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3 fonds nationaux ont également été mis en
place avec la participation de l’Etat |
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Fonds |
Domaines |
Promoteurs |
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C-Source |
Dédié aux contenus multimédia |
Inria, ENS Cachan, CDC Pme, AXA. |
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T-Source |
Entreprises du domaine des services et systèmes des
télécommunications |
Groupe des écoles de télécommunications, AXA, Inria, CDC
Pme. |
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Bioam
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Domaine de la biotechnologie |
CNRS, Inserm, Inra, AXA, les caisses d’épargnes et CDC
Pme. |
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2 autres fonds sectoriels ont vu le jour plus
récemment : |
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Fonds |
Domaines |
Promoteurs |
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Emertec
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Les technologies dures (micro électronique, robotique…) |
CEA, les caisses d’épargnes et CDC Pme |
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I-Source
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Nouvelles technologies de l’information et de la
communication |
Inria, AXA, CDC Pme. |
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Mais il existe également des fonds privés
qui fleurissent un peu partout tels que Talento, Coach’invest ou encore Seeft
Ventures |
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Les aides de l’ANVAR (l’Agence
française de l’innovation). |
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L’agence propose de subventionner à 70 %
certaines études nécessaires à la création de l’entreprise telles que les
études de marché, techniques, juridiques ou encore financières. |
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De même, l’agence participe au concours
national d’aide à la création d’entreprise qui apporte un appui à des
projets en émergence et à des projets en développement. |
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L’exemple de l’association
Finance & Technologie |
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Finance & Technologie est une association
créée en 1999 par Bruno Duval et qui œuvre dans la recherche de financements
pour les créateurs d’entreprise de haute technologie.
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