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LES EMPLOIS JEUNES
 
     
 

Présentation générale
L’emploi-jeune :une opportunité pour les jeunes diplômés
Quel avenir pour les emplois-jeunes ?
Pour en savoir plus

 
     
 

 

L’emploi-jeune : une opportunité pour les jeunes diplômés

Premier constat : la grande majorité des diplômés de l’enseignement supérieur ayant signé un emploi jeune provient de l’université, ce qui semble confirmer la plus grande difficulté d’insertion des universitaires en comparaison avec les autres branches de l’enseignement supérieur (BTS, IUT…). Ces jeunes sont dans une phase transitoire et ont pour objectif commun de trouver un emploi stable à la suite de l’emploi-jeune, afin de sortir de leur situation précaire. L’emploi jeune est un moyen pour eux de réduire l’incertitude dans ce processus difficile qu’est l’insertion professionnelle.

Au bout d’un an et demi en contrat emploi jeune, trois types de projets professionnels ressortent:

Un projet de réorientation lié aux études antérieures : il concerne le plus souvent des personnes déçues par leur emploi-jeune du fait de son inadéquation avec leurs études antérieures. Ceux-là veulent donc revenir à un projet plus ancien, en lien avec leurs études, car ils ont constaté un écart important entre l’intitulé de l’emploi-jeune, qui semblait correspondre à leurs études, et leur tâche sur le terrain.
Un projet de développement de carrière intégrant l’emploi jeune : ceux-là souhaitent trouver un emploi et évoluer dans le secteur d’activité de leur emploi-jeune. Ils mettent tous les moyens en œuvre pour accéder à de nouveaux diplômes par la formation, pour passer les concours internes et surtout pour que leur emploi soit pérennisé.
Un projet de pluri-orientation : ce n’est pas réellement un projet, car il est peu ou pas structuré. Ces jeunes travaillent avant tout pour être financièrement indépendants. L’emploi-jeune leur offre l’assurance d’une stabilité pendant cinq ans, mais le secteur d’activité leur importe peu. Ce sont les plus passifs car ils ne cherchent pas vraiment à imaginer leur avenir professionnel.

Pour la plupart de ces jeunes diplômés, l’emploi-jeune a un lien avec les études effectuées précédemment. Cependant, leurs attentes ont bien souvent été déçues, et cette déception augmente avec le niveau de qualification. Ceci tient en partie à la définition même des emplois-jeunes : ce sont des activités qui doivent revêtir un "caractère d'utilité sociale" et répondre à "des besoins émergents et non satisfaits". Mais le gouvernement ne s’est pas sérieusement penché sur le contenu concret de ces emplois, et a ainsi créé, en les camouflant derrière des intitulés attrayants, des emplois  expérimentaux. Le manque de cadrage a ainsi débouché sur un sentiment d’inutilité, d’ennui, et parfois sur l’utilisation de ces jeunes pour toutes les tâches routinières et inintéressantes. Parfois quand même, il a permis aux jeunes d’exprimer leur créativité, puisque rien ne leur était imposé. Mais la plupart du temps, ils sont arrivés en territoire inconnu sans qu’on leur dise ce qu’ils avaient à faire. N’ayant aucun repère, et n’étant pas toujours bien accueillis au sein des différentes structures (peur qu’ils ne viennent prendre la place d’autres personnes), leur volonté de servir la collectivité a très vite été déçue, car, bien souvent, on ne leur a pas donné l’occasion de s’investir.

La déception de ces jeunes en situation de déqualification provient aussi de leur sentiment de dévalorisation : non seulement ils gagnent le SMIC, ou à peine plus, après plusieurs années d’études, mais ils sont de plus fréquemment considérés comme occupant des " sous-emplois ". Cependant, ils gardent confiance en eux et conservent une bonne image d’eux-mêmes, car ils peuvent faire valoir leur diplôme pour montrer que l’emploi-jeune n’est pour eux qu’un tremplin vers un autre emploi : c’est une opportunité qu’ils ont su saisir. Cette première expérience professionnelle sera soit un complément à leurs études qu’ils pourront mettre en avant pour accéder à l’emploi voulu, soit un moyen d’accéder à une large palette de formations pour acquérir de nouvelles compétences et évoluer dans la fonction publique.


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