Outre les avantages de la reprise
d’entreprise " traditionnelle ", le repreneur d’entreprise
en difficulté bénéficie d’une exonération des bénéfices pendant 24 mois
sous certaines conditions :
Les bénéficiaires sont uniquement les
entreprises créées depuis le 1er octobre 1988, sous forme de
sociétés et soumises à l'impôt sur les sociétés. L’entreprise nouvelle
doit, elle aussi, être constituée sous forme de société et donc être
soumise à l'impôt sur les sociétés, avoir été créée pour reprendre une
entreprise industrielle en difficulté, et avoir pour unique activité la
gestion de cette dernière. Le capital de la nouvelle société ne doit pas
être détenu directement ou indirectement par des personnes qui ont été
associées ou exploitantes ou qui ont détenu directement ou indirectement plus
de 50 % du capital de l'entreprise en difficultés pendant l'année précédant
la reprise.
L’entreprise en difficulté doit exercer
uniquement une activité industrielle et faire l'objet d'une cession totale ou
partielle ordonnée par le tribunal. Attention, le bénéfice de l’exonération
peut être retiré si l'activité reprise est interrompue au cours des trois
premières années d'exploitation ou si au cours de la même période, la
société créée pour la reprise est affectée par un événement important
(dissolution, transformation entraînant la création d'une personne morale
nouvelle, apport en société, fusion, transfert du siège à l'étranger…)
Bien sûr, vous devez déposer votre déclaration de
bénéfices dans les délais légaux !
Il va vous falloir agir et prendre des décisions
rapidement : c’est maintenant qu’il faut oser engendrer une rupture
avec le passé, en fonction des faiblesses que vous avez détectées. Remédier
aux faiblesses structurelles en particulier doit être votre principale
préoccupation.
Motivez vos salariés en leur communiquant votre foi dans l’entreprise.
Livre :
Le guide de la reprise d’une entreprise en difficulté (Collection Création,
Reprise et Transmission) : guide très complet, indispensable pour ne rien
laisser de côté.