Le moment de la transmission constitue un tournant souvent
critique de la vie de l’entreprise. C’est pourquoi la réussite de votre
reprise dépendra en grande partie de sa préparation. Comme toujours, les
abeilles sont là pour vous indiquer ce que vous devrez faire (et ne pas faire)
pour optimiser votre reprise. Déposez un dossier de reprise
d'entreprise
Pour cela, vous devez avoir défini votre projet au
préalable, c’est à dire que vous devez avoir déterminé le plus
précisément possible l’activité que vous souhaitez exercer, le type d’entreprise
que vous recherchez (société ou entreprise individuelle, avec ou sans
salariés, dans quel ordre de prix…), et la zone géographique où vous voulez
vous implanter.
Où trouver une entreprise ? Dans la famille, dans la
branche professionnelle, par l’intermédiaire du réseau
Transcommerce-Transartisanat, ou des professionnels de la cession-transmission d’entreprise
(voir l’annuaire des professionnels de la reprise)…
Faire une sélection des entreprises qui correspondent le
mieux à votre projet personnel. Assurez-vous bien que vos qualités
personnelles et professionnelles soient en adéquation parfaite avec le métier
et l’environnement de l’entreprise, ceci est la première condition requise
pour votre réussite !
Prendre contact et rencontrer les dirigeants de ces
entreprises. Vous obtiendrez ainsi, pour chaque entreprise, de plus amples
informations sur son fonctionnement, l’état des lieux ... Et surtout, vous
pourrez voir si le " feeling " passe avec le cédant. Ne
perdez jamais de vue le côté humain d’une reprise, il est déterminant pour
le bon déroulement de la transmission : c’est pourquoi les abeilles
insistent sur l’importance du relationnel, car, tout au long de la période d’accompagnement,
vous allez collaborer avec votre prédécesseur. Le tandem ainsi formé devra
pouvoir travailler dans de bonnes conditions, car c’est au cours de cette
période de training (dont la durée sera déterminée lors des négociations)
que vous apprendrez le plus de choses (relations informelles, habitudes de
travail…) en vue d’assurer la continuité de l’entreprise en question.
Ceci est d’autant plus vrai dans les métiers où l’intuitu personnae joue
un rôle important (les métiers du conseil, par exemple) N’oubliez pas non
plus les salariés, pour lesquels le départ du patron n’est pas toujours
facile à vivre, et rassurez les dès votre arrivée dans l’entreprise sur vos
projets de développement.
Le plus des abeilles : Rencontrez dès que possible les
" bras droits " du cédant. Là aussi, il est très
important que vous ayez un bon contact avec eux, car ces cadres compétents sont
ceux qui connaissent le mieux les rouages de l’entreprise à céder (après le
cédant, évidemment), et seront les personnages-clefs pour vous épauler dans
cette opération délicate.
2ème étape : analyser les atouts et les
faiblesses de l’entreprise à vendre
Commencez par vous procurer auprès du cédant les documents
nécessaires pour analyser l’entreprise et son environnement : les 3
derniers bilans et comptes de résultat, les photocopies du bail commercial,
copies des contrats de concession ou de franchise, actes de propriété, liste
du matériel cédé et attestations de conformité aux normes, diagnostic et
évaluation de l’entreprise s’ils ont été réalisés…et renseignez-vous
de votre côté sur vos futurs concurrents.
Quels sont les points forts et les points faibles de l’entreprise ?
Pensez en terme de politique commerciale et de potentiel de développement, en
replaçant bien l’entreprise dans son environnement, en analysant finement l’état
du marché concerné. Tenez compte aussi des moyens d’exploitation et de la
conformité aux normes de sécurité et d’hygiène, du personnel (le contrat,
l’expérience dans le métier et l’ancienneté dans l’entreprise,
savoir-faire), et, évidemment, de la rentabilité de l’entreprise.
3ème étape : évaluer l’entreprise
Une fois que vous avez analysé les points forts et les
points faibles de l’entreprise, vous devez être avoir un ordre d’idée de
la valeur du fonds. Mais il existe de multiples méthodes d’évaluation qui
sont parfois complexes (voir l'article
" céder son entreprise "). C’est pourquoi les
abeilles vous conseillent fortement de faire appel à des spécialistes pour
cette étape difficile.
Faire une étude financière de votre projet pour mesurer les
possibilités concrètes du rachat (consulter
le lexique du dossier financier): il s’agit d’abord d’établir
un plan de financement prévoyant les investissements nécessaires au démarrage
et les modalités de financements que vous êtes en mesure d’utiliser sans
oublier de déterminer vos besoins en fonds de roulement pour assurer le
fonctionnement. Vous devez aussi établir un compte de résultat prévisionnel
où figurera le seuil de rentabilité (le chiffre d’affaire minimum à
réaliser pour couvrir les frais)
Déterminer votre stratégie commerciale et l’évolution du
chiffre d’affaires que vous projetez de faire (en restant raisonnable J
)
N’oubliez pas de vous pencher sur la forme juridique de l’entreprise
à vendre : jusqu’à quel point êtes-vous engagé ? Quel régime
fiscal s’applique à ce type d’entreprise ?
La fiscalité risque de peser lourdement sur votre décision.
Le calcul des droits de mutation que vous devrez payer est donc incontournable.
Sur le plan social : le départ du chef d’entreprise
est souvent difficile à vivre pour le personnel. Assurez-vous donc du maintien
des hommes et des femmes clés de l’entreprise, et penchez-vous sur le devenir
de chaque employé.
Tous les éléments ainsi collectés vous permettront de
constituer un business plan, étude indispensable à la fois pour convaincre
votre banquier ou les investisseurs potentiels et pour vous rendre compte des
difficultés concrètes auxquelles vous allez être confrontées.