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Finances d’entreprise
Le trésorier (autres intitulés : responsable/adjoint de trésorerie, assistant
trésorerie, trésorier-comptable, gestionnaire de trésorerie,
trésorier-devises) : Rattaché soit au chef comptable, soit à la direction
financière, le trésorier doit maîtriser les flux financiers de l'entreprise
(suivi des encaissements et décaissements, minimisation des frais bancaires,
optimisation des placements en trésorerie, contrôle de la sécurité des
opérations). Les transformations du secteur bancaire et financier ont modifié
les conditions de son exercice : le développement du crédit inter-entreprise a
engendré la naissance de la fonction credit manager.
Un de ses attributs importants est de veiller à la sécurité des opérations :
s’assurer de la bonne application des procédures, de la remontée des
informations en interne ou de l'échange des données avec les banques. La
gestion opérationnelle de trésorerie se fait sur le court terme mais, en
collaboration avec le directeur financier, le trésorier peut être amené à
participer à la définition de la politique de financement de l'entreprise sur
le long terme.
La fonction suppose une parfaite maîtrise de l'univers financier acquise en
entreprise et une formation supérieure spécialisées en gestion/finance :
École supérieure de commerce, DECF, MSG, DESS monnaie/banques...Avec l’automatisation
des données, le trésorier doit maintenant maîtriser l'outil informatique
(logiciels de trésorerie type CERG Finance, tableurs et bases de données). Le
trésorier est un bon négociateur rigoureux , bien organisé, et qui parle bien
anglais. Pour anticiper et réagir rapidement aux évolutions financières, le
trésorier doit être constamment bien informé, et posséder de bonnes
capacités d’intuition et d’adaptation.
Crédit manager
(autres intitulés : responsable gestion du risque-client, responsable
crédit-clients, assistant crédit). Le crédit inter-entreprises, presque
inexistant il y a quelques années, constitue actuellement une des premières
sources de financement des sociétés françaises. Le développement de la
fonction "credit manager" répond au besoin des entreprises de mieux
maîtriser le risque d'impayés liés aux défaillances des entreprises
clientes. Sa mission est de gérer le "bas de bilan", c’est à dire
les créances clients, qui représentent une part souvent importante de la
richesse de l'entreprise.
Il doit arbitrer entre la prudence par rapport aux engagements financiers de
l'entreprise et ses impératifs de chiffre d'affaires à réaliser. Dans cette
optique, il se charge donc d'identifier et d'évaluer le risque-client. Se
basant sur des données concernant la solvabilité des clients (recueil
d'informations sur le terrain, analyse de bilans, ancienneté des créances,
fréquence des impayés), le credit manager décide de l'octroi ou non de
facilités de paiement (plafonds de crédit et délais de paiement). Des
systèmes de notation (scoring) lui permettent de calculer la probabilité de
défaillance du client.
Ses interventions ont un impact direct sur le volume d'affaires. En outre, il
travaille en étroite collaboration avec la force de vente qu'il conseille pour
la sélection des entreprises et prend ainsi part à l’amélioration de la
rentabilité de la prospection des clients par les commerciaux.
Le credit manager assure la gestion des en-cours clients dont il garantit la
sécurité financière (suivi des délais de paiement, analyse des tableaux de
bord...) et organise le recouvrement des arriérés.
Avant de bloquer une vente lorsqu'une ligne de crédit est dépassée, le credit
manager dispose d'une vaste gamme d'instruments tels que les négociations de
garanties, les délégations de paiement, les cessions de créances, les
systèmes d'assurances... Il veille au recouvrement des créances soit par des
relances ou à l'amiable, soit par voie contentieuse lorsque cela est
nécessaire. Dans ce cas, il peut faire appel à une société de recouvrement.
Malgré la multitude des chemins permettant d’accéder à cette fonction, une
formation supérieure en gestion/finance parfois complétée par des notions
juridiques et fiscales est généralement demandée dans les offres. Une
expérience d'au moins trois ans dans une société de crédit ou d'affacturage
constitue une bonne filière d'accès.
Le credit manager est le plus commercial des financiers d'entreprises. C’est
pourquoi il doit savoir allier sens du résultat et diplomatie. Le
développement d'un réseau de contact à l'extérieur de l'entreprise,
nécessaire à l'obtention d'informations financières sur les clients, implique
d’avoir de bonnes qualités relationnelles. Il doit également être un bon
pédagogue afin de sensibiliser les commerciaux aux enjeux des risques-client.
Analyste financier en
Entreprise (autres intitulés : chargé d'études financières, ingénieur
financier, gestionnaire financier). L'analyse financière est concentrée sur
l'activité même de l'entreprise : calcul de rentabilité des produits, cash
flow des investissements futurs, études comparatives des modes de financement,
analyses de la situation financière des filiales, succursales, ou des
entreprises concurrentes. Elle comporte dans ce cas une part importante de suivi
financier (résultats, frais), d'évaluation de risques (contrôle de
l'exposition financière de l'entreprise, analyse financière des clients, de la
position de change et de taux), d'analyse comptable (reporting, consolidation)
et de contact avec les opérationnels.
Les résultats des analyses sont à la base des décisions de la Direction en
matière de politique de prix, de prévisions budgétaires…Dans les grands
groupes, l'analyse financière porte également sur les opportunités
d'investissements. Elle a alors pour objectif d'informer l'entreprise sur les
perspectives financières de ses placements. Dans le cadre de rachat/vente
d'entreprises, l'analyse concerne l'évaluation des sociétés sous tous leurs
aspects : rentabilité, ressources humaines, restructurations à opérer...La
diversité des études en matière financière a mené à une forte
spécialisation par domaine d'intervention (marchés, forecast, export...). Dans
tous les cas, une grande part du travail consiste à collecter des informations
par des rencontres avec d'autres spécialistes du même secteur d'activité, à
travers la presse économique spécialisée, les rapports annuels des
entreprises, l'exploitation de bases de données.
Par-delà sa mission d'études pure, l'analyste financier expérimenté se
charge de la conception et l'organisation de montages financiers complexes
concernant des projets de grande envergure (ingénierie financière). Les
formations les plus appréciées sont les écoles supérieures de commerce
option finance, les filières universitaires spécialisées (MSG) et les
troisièmes cycles type DESS en gestion et finance. Le DECF ou DESCF est parfois
demandé. Une première expérience d'au moins deux ans dans un service
financier d'une grande entreprise (si possible dans un environnement
international), ou un cabinet d'audit sont appréciés pour les postes adressés
aux débutants. Pour les seniors, une expérience de cinq à dix ans est
fréquemment requise.
Les atouts indispensables pour ce poste : rapidité d'analyse, capacité d’adaptation
et d’évolution dans un environnement très réactif, qualités
relationnelles. De solides connaissances des techniques de comptabilité
anglo-saxonne, des mathématiques financières, du domaine de spécialisation (s’il
y a lieu) et une excellente culture des marchés financiers sont très souvent
requises. La pratique courante de l'anglais est systématiquement demandée.
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